Astronomie-passion

Dédé de St-Fé vous invite à la decouverte du ciel nocturne !

06 novembre 2008

Saturne for ever !

SATURNE

en_t_te_saturne

Pour tous débutants en astronomie, la première vision de la belle aux anneaux reste à tout jamais gravée dans la mémoire, avec cette nouvelle fiche, je vais vous décrire le joyau du système solaire : Saturne !

Fiche technique

Masse (gr) : 5,688X1029

Rayon équatorial : 60268 km

saturne

Densité moyenne : 0,69 g/cm3

Volume (Terre = 1) : 761,446

Ellipticité : 0,0980

Vitesse de libération (équateur) : 35,5 km/s

Période de rotation (équateur) : 10h13m23s

Inclinaison sur l’orbite : 26,73°

Nombre de satellites : 56 connus à ce jour

Révolution autour du Soleil : 29,5 années terrestres

Distance moyenne du Soleil : 9,537 UA soit 1 426 425 400 km

Diamètre apparent maximum : 20,1’’ d’arc

Diamètre apparent minimum : 14,5’’ d’arc

Magnitude maximum : 0,1

Principaux Satellites

Liste des dix plus gros satellites de Saturne (plus de 100 km) par ordre d’éloignement de la planète avec leur dimension en kilomètres, leur magnitude maximum et leur taille angulaire maximum en seconde d’arc :

Janus: Dia 110x95x80 km, mag 13,8, Dim 0,03’ d’arc

Mimas: Dia 196 km, mag 12,7, Dim 0,07’ d’arc

Encelade: Dia 250 km, mag 11,5, Dim 0,08’ d’arc

Téthys : Dia 530 km, mag 10, Dim 0,18’ d’arc

Dioné : Dia 560 km, mag 10,2, Dim 0,19’ d’arc

Rhéa : Dia 764 km, mag 9,5, Dim 0,25’ d’arc

Titan: Dia 2575 km, mag 8,1, Dim 0,86’ d’arc

Hypérion: Dia 175x117x100 km, mag 14,6, Dim 0,04’ d’arc

Japet: Dia 730 km, mag 10,9, Dia 0,24’ d’arc

Phoebé : Dia 115x110x105 km, mag 16,3, Dia 0,04’ d’arc

satellites_saturne

Comparaison de la taille des principaux satellites de Saturnes

Les anneaux

Les anneaux de Saturne s'étalent sur plus de 65000 km et sont plus réfléchissant que le disque de Saturne lui-même ce qui contribue énormément à l'éclat de la planète.

Les anneaux sont repertoriés par des lettres majuscules, les trois principaux ont été trouvés depuis la Terre et notés du plus externe au plus interne par les lettres A, B et C.

Les anneaux A et B sont séparés par la division de Cassini tandis que l'anneau C nommé "Anneau de crêpe" est semi-transparent d'où son nom.

Tout les autres anneaux ont été découvert par des sondes spatiales, l'anneau D le plus interne se situe à seulement 7000 km au dessus des nuages saturniens.

Les trois derniers (E, F & G) sont à l'exterieur de l'anneau A, ils sont tenus et quasi-transparent malgré leur grosse épaisseur (E environ 2000 km d'épaisseur et G environ 100 km d'épaisseur) alors que les anneaux principaux A, B et C ne font que 200 m d'épaisseur maximum !

saturne_anneaux

Historique

Origine du nom:saturne_galil_e

Dans les peuples anciens, Saturne était le septième astre par ordre d’éloignement (Lune, Venus, Mercure, Soleil, Mars, Jupiter et enfin Saturne) hormis les étoiles fixes et le plus lent. L’origine de son nom vient de sa couleur légèrement verdâtre qui était considérée de mauvaise augure par les grecs, elle fut alors nommée Cronos (Saturne pour les romains) qui était le père de Zeus (Jupiter) le maitre du temps. Dans le système de Copernic, Saturne devient la sixième planète par ordre d’éloignement du Soleil, il estima déjà son éloignement du Soleil à 9,5 UA.

Les premières observations :

Galileo Galilei  fut le premier à observer cette planète à l’aide d’un instrument rudimentaire en juillet 1610, il distingua son disque mais également deux autre corps de chaque cotés et se rendit compte qu’ils ne se comportaient pas comme les satellites de Jupiter. L’année suivante, ils disparurent donc il n’observa plus Saturne pendant quelques temps. Lorsqu’il retourna observer la géante gazeuse, il y découvre deux anses (les dessins de l’époque montrent bien la difficulté qu’il avait à observer avec ses optiques).

En 1656, Christian Huygens distingue une ombre sur le disque saturnien, il en déduit l’existence d’un anneau et explique son changement d’apparence qui varie suivant l’inclinaison de la planète par rapport à l’écliptique, il découvrit également en 1655 le premier satellite qui fut baptisé Titan.

huygens_07

Schéma de Huygens expliquant l'inclinaison des anneaux

En 1664, Giuseppe Canpani remarque dans la zone externe de l’anneau une bande obscure et une autre plus claire mais c’est en 1675 que Jean-Dominique Cassini décrit la division qui porte désormais son nom, il fut également le premier à observer sur le disque de Saturne des bandes moins marquées que sur Jupiter et découvrit quatre autres satellites entre 1671 et 1684 : Téthys, Dioné, Rhéa et Japet.

Avec le perfectionnement des instruments, on découvrit au XIXème siècle neuf divisions majeures dans l’anneau dont la division de Encke en 1838.

Observation

Je ne vais pas m’éterniser sur l’observation de Saturne et de ses satellites, pour cela il y a l’excellent article de Bruno (webastro) où tout est dit : ’Keskifovoir sur Saturne’’, à consulter sans modération !

Cependant, si vous ne voulez pas consulter cet article, sachez qu’avec une simple petite lunette astronomique, les anneaux de Saturne ainsi que Titan sont à votre porté,  la Lune n’est pas trop gênante pour l’observer et même si vous habitez en banlieue son observation reste possible.

Je vous recommande toutefois d’attendre que Saturne soit au plus haut dans le ciel afin d’éviter d’avoir trop de turbulences, et de grossir au maximum que permet votre instrument.

Dédé de St-Fé

Les illustrations ont été prisent au hasard sur le web !

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04 juillet 2008

Cométe de l'été

Une nouvelle comète est attendu dans notre ciel cet été, il s'agit de C/2007-W1-Boattini.

boattini_BobC_1_

La photo ci-dessus a été prise dans l'hémisphère sud.

Elle devrait être visible dès le début de ce mois de juillet et "monter" dans la voute céleste entre les constellations du Taureau et de la Baleine, son éclat était de mag 8 au mois d'avril et devrait (celon les estimations) monter jusqu'a mag 4,5 en fin de mois de juillet.

Ci dessous une carte très précise pour la localiser (Merci Sycopatte)

Carte_Boattini

Par contre pour l'observer, il faudra se lever de bonne heure le matin un peu avant le crépuscule et aller sur un site avec l'horizon Est bien dégagé et bien noir car elle restera très basse dans le ciel !

Vous trouverez d'autres infos sur Webastro dans la rubrique "Observation"

Votre serviteur : Dédé.

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06 février 2008

Les comètes

LES COMETES

Gravure_com_te

Représentation de la comète de Halley par Pierre Apian  XVIe siècle

               Vestiges de la formation du système solaire, des comètes viennent régulièrement nous rendre une brève visite que ce soit régulièrement où bien à l’improviste, c’est pour notre plus grand plaisir qu’elles nous dévoilent leur chevelure et leur longue queue.

Ces astres ont toujours fasciné les civilisations, depuis la nuit des temps elles annonçaient famine et autres malheurs mais de nos jours avec nos connaissances elles font le bonheur des astronomes.

OBSERVATION

Les comètes peuvent s’observer à l’œil nu, aux jumelles et au télescope, suivez nuits après nuits son déplacement dans le ciel, certaines semblent se déplacer beuacoups plus rapidement que les autres suivant la configuration, si elles arrivent (ou s'éloignent) plus ou moins face à l'observateur, par exemple les comètes visibles dans les constellations circumpolaires ont un déplacement très rapide car elles ont une trajectoire assez "verticale".

Il est assez rare d’en voir qui sont visibles à l’œil nu, pour cela il faut qu’elles soient particulièrement lumineuses, vous pouvez alors observer leur comas comete_westet peut-être leur queue qui est visible que lorsque celle-ci s’approche suffisamment près du Soleil donc assez basse sur l’horizon ouest (au crépuscule) et est (à l’aube), mais jamais leur noyau trop petit et noyé dans la chevelure, la photo ci contre de la comète West donne une idée de ce que vous pouvez voir à l’œil nu, mais c’est exceptionnel.

Aux jumelles, c’est idem qu’à l’œil nu mais vous pouvez en observer beaucoup plus, la coma se montrera comme une nébulosité blanchâtre assez ronde tandis que la queue est bien allongée et beaucoup plus ténue, s’il y a deux queues, la deuxième sera courbe et sans doute bleutée.

Enfin avec un télescope, vous pouvez en observer beaucoup plus, privilégiez les oculaires grands champs, vous observerez  en plus de la coma et la (les) queue (s) le noyau qui cependant restera un petit point brillant tel une étoile, cependant si la comète est très grosse, il sera préférable de l’observer aux jumelles ou à l’œil nu.

Une comète est constituée principalement de trois éléments : le noyau en forme de patatoïde, la coma ou chevelure et la queue, ces deux derniers élément se forment que lorsque la comète s’approche suffisamment du Soleil.

Contrairement aux autres objets du système solaire (planètes, astéroïdes), une comète n’est pas forcément sur l’écliptique, elle peut se trouver n’importe où y compris dans les régions circumpolaires.

Pour savoir lorsqu’une comète est visible et à quel endroit elle se trouve, il faut consulter les éphémérides (pour les comètes périodiques) et surtout consulter les forums d’astronomie, je mettrais des informations dans la rubrique « Observation » du forum Webastro : http://www.webastro.net/forum/index.php à chaque fois qu’une belle comète sera annoncée.                                                                                        

Vous pouvez également consulter les sites spécialisés :

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/index.html

STRUCTURE

-                 Le noyauHalley

Le noyau peut faire quelques centaines de mètres jusqu'à une dizaine de kilomètres mais rarement plus, sa surface est aussi noire que du charbon et constituée de fines poussière minérale de silicates et divers composés organiques volatiles noyé dans des cristaux de glace variée à très basse température (environ moins deux cent degrés centigrades). Dès que la comète s’approche du Soleil, sa température augmente, elle peut atteindre jusqu'à six cent degrés centigrades sur le côté éclairé par le Soleil, donc ses cristaux de glace s’évaporent et se subliment libérant les poussières et créant la coma. (Voir illustration ci contre du noyau de la comète de Halley photographiée par la sonde européenne Giotto lors du dernier passage en 1986)

-                 La coma

La chevelure (coma) est sphérique et s’allonge légèrementHolmes lorsqu’elle s’approche près du Soleil. Elle est constituée de toutes les matières éjectées par les fissures chauffées par le rayonnement solaire qui évapore la glace et libère les poussières à très grande vitesse, de l’ordre de cent à quatre cents kilomètres par seconde ; au loin, elle atteint cinquante milles kilomètres de diamètre et continue à grossir en s’approchant jusqu’à atteindre un million de km vers l’orbite de Mars.

Les deux illustrations ci contre d’un montNoyau_Holmesage de plusieurs photos prises les 27 et 30 octobre 2007 par Patrick58 de la comète 17P/Holmes vous donne une idée sur la taille que peut atteindre la coma d’une comète (Avec l’aimable autorisation de Patrick58) ainsi que sa vision dans l’oculaire d’un petit télescope.

-                 La queue

En continuant à s’approcher, la comète développe une ou plusieurs queues  (jusqu’à 6 queues), la plupart du temps nous n’en voyons qu’une àStructure_com_te cause de la configuration (la seconde masquée par la première) ; l’une, de poussière est droite de couleur blanche, faite de particules solides expulsées lors de la vaporisation des gaz, l’autre courbe et constituée de gaz ionisé ou plasma (le plasma est un gaz dilué composé d’atomes ionisés, c'est-à-dire ayant perdu un ou plusieurs électrons) qui prend une jolie teinte bleutée, elle peut s’étendre sur une centaine de millions de kilomètres soit plus ou moins la distance Terre-Soleil (UA).

Cette illustration de la comète Hale-Bopp photographiée  au printemps 1997 montre l’aspect le plus spectaculaire d’une comète, à savoir l’observation de deux queues.

DENOMINATION & TRAJECTOIRE 

Il y a trois grandes catégories de comètes qui dépendent essentiellement de leurs périodes de révolution, les comètes avec une trajectoire elliptique et qui ont une périodicité comprise entre trois ans, quatre mois (Encke) et deux cents ans (trajectoire elliptique aussi), ensuite celles comprises entre deux cents ans et milles ans, viennent en dernier les comètes qui suivent des orbitesTrajectoire_com_te paraboliques ou hyperboliques, c'est-à-dire très ouvertes et qui après leur passage près du Soleil disparaissent dans l’espace interstellaire.

Celles de la première catégorie qui ont une périodicité inférieure à vingt ans sont sur une orbite comparable aux planètes, c'est-à-dire une inclinaison sur l’écliptique relativement faible et tournent presque toutes dans le même sens des planètes, ensuite viennent les comètes qui ont une période comprise entre vingt et deux cents ans, il n’y en à très peu (la plus célèbre est la comète de Halley), leur orbite est plus variée (entre dix sept et quatre vingt cinq degrés), le tiers d’entre elles gravitent dans le sens rétrograde.

Pour celles dont la période est supérieure à deux cents ans, elles ont une inclinaison aléatoire et peuvent tourner autour du Soleil aussi bien dans le même sens que les planètes qu’avoir un sens rétrograde, et la plupart du temps elles arrivent du nuage de Oort au fin fond du système solaire sans crier gare !

A noter que les comètes de la première catégorie ont tendance à disparaître vu la fréquence de leur passage, elles perdent beaucoup de leur masse et finissent par se fragmenter en plusieurs morceaux, ce fut le cas pour la comète Biela avec une période de six années, neuf mois et qui s’est séparée en deux lors de son passage en 1832  pour ne plus revenir !

Depuis le premier janvier 1995 :
suite aux recommandations de l´UAI, une nouvelle dénomination des comètes est utilisée :

1- Il y a tout d’abord une lettre majuscule (P, C ou D) qui correspond pour la lettre P à une périodicité inférieure ou égale à deux cents ans, la lettre C correspond à une périodicité supérieure à deux cents ans quant à la lettre D, elle correspond à une comète disparue (c’est le cas de la comète Biela disparue en 1832).

2- Ensuite il y a l’année de sa découverte

3-  Une nouvelle lettre en majuscule détermine la quinzaine du mois en cours de sa découverte, par exemple le A correspond à la première quinzaine de janvier, le  B à la deuxième quinzaine du même mois etc.… (La lettre I n’est pas employée afin de ne pas la confondre avec le chiffre 1)

4- Ensuite vient un chiffre qui détermine l’ordre des découvertes au cas où plusieurs comètes auraient été découvertes la même quinzaine.

5- Enfin on y ajoute le ou les noms des découvreurs (trois maximums), donc si vous êtes le premier à découvrir une comète, vous aurez la chance de voir votre nom devenir célèbre.

Tout cela donne ceci : C/1995 O1/Hale-Bopp, qui signifie C pour une périodicité supérieure à deux cents ans (2489,65 ans) 1995 O1 pour la première comète découverte dans la deuxième quinzaine de juillet 1995 et enfin Hale-Bopp pour Alan Hale (Nouveau Mexique) et Thomas Bopp (Arizona) qui ont découverts cette comète à quelques minutes d’intervalle.

A noter cependant que de nos jours, les nouvelles comètes découvertes portent le nom de satellites (plus de deux cents comètes portent le nom Soho qui est une sonde spécialisée dans l’observation du Soleil) ou d’observatoire automatisés et spécialisés pour la découverte d’astéroïdes et de comètes (des dizaines de comètes portent le nom de Linéar).

TRAGIQUE DESTIN

Juillet 1994, une comète devient la cible de tous les astronomes professionnels, pour la première fois de l’humanité, les scientifiques allaient assister à la collision en direct de deux corps célestes dans le système solaire.

Il s’agit de Schoemaker-Levy/9 ; cette comète passant à proximité de Jupiter se trouve déviée par la formidable attraction gravitationnel de la géanteChapelet gazeuse, après avoir explosée en vingt et un fragments formant un chapelet s’étirant sur plus d’un million de kilomètres qui va faire le tour de Jupiter au loin et en s’approchant, les fragments vont plonger sur la planète laissant d’énormes cicatrices dans l’atmosphère jovienne visibles depuis notre planète pendant plusieurs semaines.

Le plus gros morceau a pénétré dans les hautes couches de l’atmosphère à la vitesse vertigineuse de soixante kilomètres seconde et s’est désintégré en quelques secondes atteignant une profondeur relative d’une centaine deImpact kilomètres formant un plasma porté à près de dix milles degrés centigrade (plus chaud que la surface du Soleil !) et formant dans l’atmosphère un champignon atomique de trois milles kilomètres de haut par douze milles kilomètres de diamètre tandis que l’onde de choc colossale se propagera à quinze milles kilomètres à l’heure, levant une chaude vague gazeuse balayant tout sur son passage.

Je n’ose imaginer une telle collision avec notre Terre, est-ce ce genre de phénomène qui est à l’origine de la disparition les dinosaures ?

Auteur : Dédé de St-Fé    

            

            

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