14 janvier 2009
Les Pléiades.
Les Pléiades
Avec l'aimable autorisation de Kiwi174 (webastro)
Un des trois objets du ciel profond les plus photographié par les astrophotographes amateurs, les Pléiades connues depuis la nuit des temps sont sans doute le plus bel amas ouvert du ciel.
Son éclat et ses dimensions en fait un objet idéal pour les observateurs et une cible facile pour les débutants et possesseurs de petits instruments tels qu’une simple paire de jumelles.
Fiche technique
Désignation : M45
Constellation : Taureau (Tau)
Type : amas ouvert
Coordonnées (Alcyone) : AD 3h47m30s, Déc +24°06’18’’
Magnitude visuelle : 1,5
Dimension visuelle : 110’d’arc
Dimension réelle : 40 AL
Distance (au Soleil) : 407 AL
Nombre d’étoiles : suivant les sources d’une centaine à plusieurs centaines d’étoiles
Historique
Cet amas d’étoiles qui est composé de plusieurs centaines d'étoiles que l’on estime âgé de 100 millions d’années se déplace lentement en direction des Hyades, mais vu sa faible densité, les scientifiques pensent que ses étoiles devraient se disperser dans environ 250 millions d’années.
Mais remontons dans l’antiquité, la plus vieille représentation des Pléiades date de l’âge de bronze (1600 ans av J-C) et est gravée sur un disque de bronze pesant 2 kg ‘’Le disque de Nebra’’ (voir photo ci-dessous)). Le plus vieux écrit quand à lui est assez controversé, certains l’attribue au poète Hésiode et daterait de 700 ans av J-C mais d’autres disent que ce serait Homère dans l’Iliade 750 ans av J-C qui l’aurait cité en premier !
Pour l’origine de son nom, il faut aller la chercher dans la mythologie grecque, les Pléiades étaient sept sœurs, filles d’Atlas et de Pléiomé, elles se nomment Astérope, Mérope, Electre (Electra), Maïa, Taygète, Calaèno et Alcyone.
En Perse, M45 s’appelait Soraya (nom donné plus tard à l’avant dernière impératrice d’Iran, vers 400 av J-C les
astronomes grecs en ont fait carrément une constellation qu’ils nommèrent ‘’La grappe de raisin’’ en japonais, elle se nomme Subaru. A noter qu’en 1956, le président Kenja Kita du groupe automobile ‘’Fuji Heavy Industries’’ a eu l'idée d'appeler sa marque de voiture Subaru parce que Fuji Heavy Industries avait racheté six des douze compagnies du groupe Nakajima Aircraft. Kita a donc vu au travers le nom de cet amas d’étoile ‘’Subaru’’ (en japonais) le symbole idéal pour exprimer l'union de ces six compagnies au sein de son entreprise, d’où le logo représentant les Pléiades sur les célèbres Subaru.
Du coté de l’observation, on notera qu’en 1579 donc bien avant l’invention de la lunette, l’astronome Moestlin avait correctement dessiné les Pléiades avec 11 étoiles, preuve que le ciel n’est plus ce qu’il était !
En 1767 le révérant John Mitchell en observant M45 fut le premier à évoquer le terme de ‘’amas d’étoiles’’, il a tout simplement calculé la probabilité de trouver dans le ciel par le simple hasard un groupe d’étoiles aussi homogène, résultat : 1 chance sur 496000 ! Il déduisit à juste titre tout simplement qu’il s’agissait d’un groupe physiquement lié.
Charles Messier va l’observer le 4 mars 1769 et va la répertorier sous le numéro 45 comme dernier de son premier catalogue qui sera publié dans les ‘’Mémoires de l’Académie’’ en 1771.
Etoiles & nébuleuses
Les neuf étoiles des Pléiades qui ont un nom :
Alcyone, Eta Tauri : mag 2,86
Atlas, 27 Tauri : mag 3,62
Electre, 17 Tauri : mag 3,70
Maïa, 20 Tauri : mag 3,86
Mérope, 23 Tauri : mag 4,17
Taygète, 19 Tauri : mag 4,29
Pléioné, 28 Tauri : mag 5,09
Calaéno, 16 Tauri : mag 5,44
Astérope ou Stérope, 21 & 22 Tauri : mag 5,64 & 6,21 (étoile double)
Nébulosité dans M45 :
NGC1435, IC.349 ?, Mérope Nebula : qui entoure Mérope
vdB.23 : qui entoure Alcyone
NGC1432, ced19e, Maïa Nebula : qui entoure Maïa, Astérope et Calaéno
vdB.20 : qui entoure Electra
Auteur : Dédé de St-Fé
19 novembre 2008
Globuleux autour de M31
Amas globulaires autour de M 31
Suite au dossier sur les amas globulaires, je vous fais part de ces cartes de la distribution des amas globulaires autour de la Grande galaxie d'Andromède, ces cartes sont tirées d'une photo que Jean-Paul avait trouvé il y a environ un mois sur le web mais il ne se souvient plus où exactement : Webastro, Astrosurf, ou ailleurs ???
Toutefois, Jean-Paul l'avait modifié pour ses besoins personnels (Merci J-Paul).
Galaxie en entier avec tous les "globuleux", y'a du monde là dedant !
Détails de la partie "Est" de M31 (inversée comme dans un oculaire)
Et la partie "Ouest" (image inversée, comme la vision dans un oculaire).
Comme vous pouvez le constater, plus vous vous approchez du bulbe, plus les "globuleux" sont nombreux, bien sùr on ne peut pas voir les amas qui sont juste au dessus du centre du bulbe à cause de la luminosité de ce dernier !
Bon, par contre pour les observer au télescope, même avec un TRES GROS DIAMETRE, c'est chaud, d'une part à cause de leurs magnitude très faible, d'autre part à cause de leurs diamètre apparent, elles se confonderont avec les étoiles de premier plan !
Voili-voilou.
Dédé.
17 novembre 2008
Les amas globulaires
LES AMAS GLOBULAIRES
Petites boules de coton dans une paire de jumelle ou dans une petite lunette, elles commencent à dévoiler leur structure d’étoiles en périphérie dès qu’on passe à un instrument d’environ 100mm, pour un peu qu’on monte encore en diamètre, ils sont résolus en une multitude d’étoiles compactes, alors, pour un peu que vous possédez un gros miroir, la plupart de ces petites boules nébuleuses se transforment carrément en amas très complexes avec des guirlandes qui s’échappent dans tout les sens…..
Bienvenu au royaume des amas globulaires !
Historique.
En 1665, Abraham Ihle découvre le premier amas globulaire (M22 dans le Sagittaire) qu’il prend pour une simple nébuleuse. Quelque temps après, Edmund Halley Découvre que Oméga Centauri le plus gros amas globulaire de notre galaxie n’est pas une étoile comme tout le monde le pensait (d’où son nom) mais une ‘’nébuleuse’’ (J’en reparlerai plus loin), de nombreux autres sont rapidement découverts : M5 en 1702 par Godtfied Kirck, en 1714 Halley observe M13 etc…
Charles Messier est le premier à résoudre un amas globulaire mais pense qu’il s’agit d’une nébuleuse avec des étoiles, lorsqu’il établi son catalogue en 1781, il y a pas moins que 29 amas globulaires dont 20 sont de nouvelles découvertes, il les appelle ‘’nébuleuses rondes’’.
En 1782, William Herschel se lance dans un grand recensement du ciel qui lui permit de trouver une quarantaine de nouveaux amas globulaires qu’il résolu en étoiles : Le terme de ‘’amas globulaire’’ est né !
En 1830, John Herschel (fils de Williams) se rend compte qu’un nombre important d’amas globulaires se trouvent concentrés dans une petite portion du ciel dans la région du Sagittaire, en 1909 le suédois Karl Bohlin va plus loin, il découvre que 90% des globulaires sont dans une moitié du ciel.
Vers le milieu du XXème siècle, on découvre que les étoiles des amas globulaires sont extrêmement vieilles, on en déduit qu’elles se sont sans doute formées en même temps que notre galaxie !
De nos jours, on a recensé environ 150 amas globulaires dans notre galaxie, mais on pense qu’il y en aurait environ 200 au total car il est difficile de détecter les amas globulaires situés de l’autre coté du bulbe galactique.
Composition.
Un amas globulaire est composé de dix mille à un million d’étoiles dans une petite sphère de quelques dizaines d’al (année Lumière) à plus de 150 al ce qui lui donne une masse importante bien que en dessous des galaxies naines. Du fait de cette densité élevée, les étoiles sont proches les unes des autres.
Le cœur des amas globulaires est tel que la densité stellaire peut atteindre mille étoiles par année-lumière cube (lorsqu’un astronome vous dit qu’il a résolu le cœur d’un amas globulaire, il veut dire qu’il a résolu les étoiles d’avant plan de cet amas), qui sont toutes liées les unes et les autres et interagissent via les forces de gravitation. Les modèles des amas globulaires prévoient cependant que les interactions entre les étoiles dues à cette promiscuité tendent à éjecter la plupart des trous noirs qui pourraient se former hors de l'amas globulaire. On s'attendait donc, en cherchant des trous noirs dans les amas globulaires, à en trouver peu.
Le cas Oméga du Centaure !
Dernièrement on a trouvé dans Oméga du Centaure un trou noir super massifs, si bien qu’a l’heure actuelle les astronomes parlent de changer son statut en ‘’galaxie naine’’. Doit on cependant revoir le statut de ‘’Amas globulaire’’, car il ne serait pas étonnant que d’ici quelques années, on découvre que grand nombre de ces objets aient des trous noirs super massif !
En périphérie la densité est nettement moins prononcée, si bien qu’il arrive que certaines d’entre-elles s’échappent soit éjectées par les autres étoiles de l’amas, c’est sans doute pour cette raison que l’on observe dans pas mal d’amas globulaires des ‘’filaments’’ d’étoiles en périphérie.
A noter que plus les amas globulaires sont proches du bulbe galactique, plus ils perdent de la population, mais rassurez-vous cette perte est minime.
Les astronomes ont séparés les amas globulaires en deux groupes principaux :
> Les amas du disque sont proches du bulbe et sont moins nombreux. Ils ne sont pas plus éloignés que 26000 al du centre galactique et 13000 al du plan galactique.
Ils ont une vitesse orbitale assez rapide (150 km/s environ) et gravitent autour du centre galactique, on pense qu’ils sont associés à part entière à la galaxie et qu’ils se seraient formés en même temps qu’elle.
> Les amas du halo forment comme une grande sphère autour du centre galactique, leur vitesse est bien plus faible (50 km/s environ) et de nombreux d’entre eux ont un mouvement rétrograde, c'est-à-dire qu’ils tournent dans le sens opposé de la rotation de la galaxie.
Il faut savoir toutefois que le halo de notre galaxie contient un grand nombre d’étoiles isolées (99% des étoiles du halo), on pense que ces étoiles isolées sont liées à la formation des amas globulaires.
Observation.
La principale difficulté pour observer un amas globulaire est le pouvoir de résolution de votre instrument, donc votre miroir sera gros, plus vous pourrez grossir et donc plus vous allez résoudre les ‘’globuleux’’.
Description rapide de l’Amas d’Hercule (Messier 13).
Aux Jumelles 10/50: petit grumeau nébuleux
Lunette de 80/400 : M13 reste une nébulosité sans détails apparents
Newton de 114/900 : sous un excellent ciel, vous pouvez commencer à voir quelques étoiles en périphérie
Dobson 254/1250 : L’amas est résolu, sur sa périphérie, vous voyez des filaments d’étoiles.
Dobson 460/2030 : C’est une vision de folie, dans le centre, il y a des grappes d’étoiles qui se détachent du fond nébuleux.
Amas globulaires dans la région du centre galaxtique
Les 29 amas globulaires ‘’Messier’’ avec le nom de la constellation, sa magnitude (mag), son diamètre apparent en minutes d'arc (dia) et sa distance par rapport au Soleil à quelques kilomètres près (dis) :
M2 : Verseau mag 6,6, dia 16’ d’arc, dis 37000 al.
M3 : Chiens de Chasse, mag 6,3, dia 19’ d’arc, dis 32000 al.
M4 (L’œil de chat) : Scorpion, mag 5,4, dia 35’ d’arc, dis 6800 al.
M5 : Serpent (Tête), mag 5,7, dia 22’ d’arc, dis 25000 al.
M9 : Ophiucus, mag 7,8, dia 11’ d’arc, dis 22500 al.
M10 : Ophiucus, mag 6,6, dia 19’ d’arc, dis 14300 al.
M12 : Ophiucus, mag 6,1, dia 14’ d’arc, dis 18000 al.
M13 (Grand amas d’Hercule) : Hercule, mag 5,8, dia 21’ d’arc, dis 23400 al.
M14 : Ophiucus, mag 7,6, dia 11’ d’arc, dis 33300 al.
M15 (Grand amas de Pégase) : Pégase, mag 6,3, dia 18’ d’arc, dis 30600 al.
M19 : Ophiucus, mag 6,8, dia 14’ d’arc, dis 34500 al.
M22 (Grand amas du Sagittaire) : Sagittaire, mag 5,2, dia 33’ d’arc, dis 10000 al.
M28 : Sagittaire, mag 6,9, dia 10’ d’arc, dis 20000 al.
M30 : Sagittaire, mag 6,9, dia 12’ d’arc, dis 26700 al.
M53 : Chevelure de Bérénice, mag 7,7, dia 13’ d’arc, dis 56000 al.
M54 : Sagittaire, mag 7,7, dia 12’ d’arc, dis 70000 al (Cet amas globulaire appartient à la galaxie naine du Sagittaire qui est absorbée par notre galaxie).
M55 : Sagittaire, mag 6,3, dia 19’ d’arc, dis 17000 al.
M56 : Lyre, mag 8,4, dia 7’ d’arc, dis 31000 al.
M62 : Ophiucus, mag 6,4, dia 11’ d’arc, dis 19500 al.
M68 : Hydre, mag 7,3, dia 11’ d’arc, dis 31300 al.
M69 : Sagittaire, mag 7,4, dia 10’ d’arc, dis 33600 al.
M70 : Sagittaire, mag 7,9, dia 8’ d’arc, dis 35200 al.
M71 : Flèche, mag 8,4 dia 7’ d’arc, dis 13000 al (Pendant longtemps cet amas globulaire a été classé comme amas ouvert). M72 : Verseau, mag 9,2, dia 6’ d’arc 56400 al.
M75 : Sagittaire, mag 8,6, dia 7’ d’arc, dis 59300 al.
M79 : Lièvre, mag 7,7, dia 6’ d’arc, dis 43000 al.
M80 : Scorpion, mag 7,3, dia 9’ d’arc, dis 27000 al.
M92 : Hercule, mag 6,5, dia 14’ d’arc, dis 25400 al.
M107 : Ophiucus, mag 7,8, dia 13’ d’arc, dis 19200 al.
Dédé de St-Fé
03 septembre 2008
Les nébuleuses planétaires
Les nébuleuses planétaires
On doit ce nom (qui prête à confusion) à Sir William Herschel (15/11/1738 – 25/08/1822) qui en observant ces nébulosités d’une forme circulaire avec une étoile au centre, a pensé voir une jeune étoile avec son disque protoplanétaire en pleine formation.
Ce n’est que bien des années plus tard que les astronomes ont compris qu’il s’agissait en fait du contraire, c'est-à-dire d’une vieille étoile en fin de vie qui expulsait toute sa matière dans l’espace, mais le nom de « nébuleuse planétaire » est resté !
Physique.
Une nébuleuse planétaire est une étape de l’évolution d’une étoile qui vers la fin de sa vie aura plusieurs solutions suivant sa
masse. Si cette étoile est très massive, son cœur de carbone va être si gros qu’il va s’effondrer sur lui même pour exploser en supernovae (Nébuleuse du Crabe, Dentelles du Cygne etc…) et elle se transformera en une étoile à neutron voir même en un trou noir, soit l’étoile a une masse inférieure à 7 masses solaire, dans ce cas elle grossie et va expulser son gaz jusqu’à devenir une naine blanche, son gaz de faible densité (des milliers de fois moins dense que notre atmosphère) expulsé à la vitesse vertigineuse de 20 à 30 km/seconde va donc former une bulle ionisée par son étoile qui atteint plus d’une année lumière de diamètre, par exemple notre système solaire tiendrait aisément à l’intérieur de l’anneau de la Nébuleuse de la Lyre.
Cependant on estime que la durée de vie d’une nébuleuse planétaire n’excède pas plus que quelques dizaines de milliers d’années et que la matière qui les constitue ne peut pas demeurer brillante plus de 100 000 ans, La fin de la nébuleuse planétaire provient d'une part du refroidissement de l'étoile centrale qui finit par ne plus émettre suffisamment de photons capables de ioniser la nébuleuse et d'autre part de la dispersion du gaz dans le cosmos.
Observation.
Les nébuleuses planétaires font partis des plus beaux objets du ciel profond à observer car ils font partis des rares objets célestes où l’on peut déceler des couleurs avec de modestes instruments, l’œil de Chat en est un exemple frappant ; c’est principalement dut au fait qu’elles ont un diamètre angulaire assez faible par rapport à leur magnitude, c'est pour cette raison que contrairement à certains objets tel que les galaxies et autres nébuleuses diffuses, la lumière diffusée par la Lune ou une pollution lumineuse artificielle (jusqu'à un certain point) n'est pas trop génante pour observer ce type d'objet sauf pour quelques exceptions tel que Hélix.
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Avec un petit instrument tel qu’un télescope de 114mm, vous pouvez déjà observer un bon nombre de nébuleuses planétaires comme les 4 répertoriées par Charles Messier : M27, M57, M76 et M97, bien que ces deux dernières soient minuscules, ainsi que certaines du catalogue NGC (New Général Catalogue) tel que l’Esquimaux, l’œil de chat etc…
La photo ci contre de la nébuleuse Dumbell (M27) donne une idée de ce que vous pouvez voir avec un instrument moyen et sous un bon ciel.
Lorsque vous observez les nébuleuses planétaires, vous constatez qu’elles peuvent avoir des formes variées qui passent de ronde en allant jusqu'à une forme plus asymétrique suivant les champs magnétiques des étoiles qui les ont formées.
Il est souvent recommandé d’utiliser un filtre UHC ou OIII (ce dernier aura tendance à effacer l’étoile centrale) afin de mieux faire ressortir la nébulosité sur le fond du ciel.
Vous pouvez également chercher à voir sur un bon nombre de celles-ci leur étoile centrale mais attention car elles ont une très faible magnitude en général.
Voici quelques remarquables nébuleuses planétaires que j’ai sélectionné pour vous et à observer sans modération, mais bien sûr, il y en a énormément d’autre car il y en à plus de 1500 répertoriées dans notre galaxie !
Nébuleuse de l’anneau (M 57), constellation de la Lyre, mag 8,8, dim 76’’
Dumbell (M 27), constellation du Petit Renard, mag 7,3, dim 8’X 5’
Petite Dumbell (M 76), constellation de Persée, mag 10,1, dim 5’48’’X67’’
Nébuleuse du Hibou (M 97), constellation de la Grande Ourse, mag 9,9, dim 150’’
L’esquimau (NGC 2392), Constellation des Gémeaux, mag 9, dim 47’’X43’’
Nébuleuse Saturne (NGC 7009), constellation du Verseau, mag 8, dim 44’’X26’’
Hélix (NGC 7293), constellation du Verseau, mag 6,5, dim 8’2’’
L’œil de Chat (NGC 6543), constellation du Dragon, mag 8,5, dim 22’’X16’’
Blue Snowball (NGC 7662), constellation d’Andromède, mag 8,5, dim 32’’X18’’
Le fantôme de Jupiter (NGC 3242), constellation de l’Hydre, mag 7, dim 40’’X35’’
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A noter également que la distribution des nébuleuses planétaires dans notre galaxie est principalement en pleine Voie Lactée avec une concentration intense vers le centre galactique dans les constellations du Sagittaire et du Scorpion.
Voir la carte ci-dessous tirée du logiciel RedShift 5:
Dédé de St-Fé.
02 juillet 2008
La magnitude des objets
Au IIème siècle ap.J.C, Hipparque a eu l’excellente idée de classer les étoiles suivant leur éclat. Pour cela il a établi un tableau de six grandeurs, les plus brillantes étant de première grandeur et les plus faibles (à l’œil nu) de sixième grandeur, le mot "magnitude" n'est apparu en français qu'en 1892 et il faut aussi noter que la "septième grandeur" a été créée par l'astronome italien Galileo Galilei (dit "Galilée") à l'automne 1609 lorsqu'il fut le premier à apercevoir, avec sa lunette grossissante, des étoiles invisibles à l'œil nu. Et chaque fois que les instruments d'observation ont ensuite permis d'accroître de 2,512 fois la luminosité des étoiles désormais visibles on a rajouté une nouvelle catégorie de "grandeur / magnitude" : 8ème, 9ème, 10ème, etc.
Au XIVème siècle, des mesures ont montrées qu’une différence de 5 magnitudes correspondaient à environ un facteur de 100 en éclat, l’échelle de magnitude a donc été logiquement établie de façon à ce qu’un facteur 100 soit équivalent à 5 magnitudes ce qui a donné ce tableau :
mag 1 : 2,512 fois
mag 2 : 6,31 fois
mag 3 : 15,81 fois
mag 4 : 39,81 fois
mag 5 : 100 fois
mag 6 : 251 fois
mag 7 : 631 fois
mag 10 : 10 000 fois
mag 15 : 1 000 000 fois
Cependant, il y a des objets qui sont plus lumineux que la magnitude 0, donc on obtient une magnitude dite négative, ainsi notre Soleil (objet le plus lumineux) a une magnitude de -26,8 !
Liste des 10 étoiles les plus brillantes du ciel (hormis le Soleil) :
Sirius : mag -1,5
Canopus : mag - 0,7
Arturus :mag -0,04
Rigel Kent (Alpha Centauri) : +0,01
Vega : mag +0,03
Capella : mag +0,08
Rigel : mag +0,18
Procyon : mag +0,40
Béltegeuse : mag + 0,45
Alchermar : mag +0,45
Ci-dessus l'étoile Sirius.
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La magnitude absolue
La magnitude d’une étoile ou d’un objet dépend non seulement par sa propre luminosité, mais également par son éloignement par rapport à l’observateur, alors les astronomes ont établis ce que l’on appelle la magnitude absolu d’une étoile.
Le principe est de définir sa magnitude si cette étoile se trouverait à une distance de 10 pc (10 parsecs) soit 32,6 a.l (années lumières).
Le Soleil aurait alors pour un observateur situé à cette distance une magnitude de +4,8, 10 000 fois moins brillante que Bételgeuse qui fait -5 de magnitude absolue !
Magnitude visuelle & surfacique
Lorsque les astronomes ont commencés à établir des catalogues du ciel, ils ont été confrontés à un problème : comment donner une magnitude à un objet étendu !
En effet, une étoile est un point ponctuel, mais pour le reste des objets célestes il fallait trouver une nouvelle façon de déterminer leurs magnitudes tout en gardant l’échelle établie par Hipparque.
La magnitude visuelle d’un objet correspond à la magnitude qu’aurait cet objet s’il était concentré en un point tel une étoile, ce qui pose un problème de taille, si un objet très étendu à par exemple une magnitude de 4, on peut penser qu’il sera bien visible à l’œil nu, mais vu que cette magnitude correspond à la concentration de l’objet en un seul point, cet objet ne sera peut-être pas visible à l’œil nu !
La magnitude surfacique d’un objet est une moyenne de sa magnitude visuelle par rapport à sa surface calculée soit en secondes d’arc au carré, soit en minutes d'arc au carré.
Donc plus l’objet sera de petite taille, plus sa magnitude visuelle sera proche de sa magnitude surfacique. Prenons pour exemple la nébuleuse planétaire M57 dans la Lyre, elle a une magnitude visuelle de 8,8 et une magnitude surfacique de 9,7' d'arc carré car elle est de petite taille (76’’ d’arc).
Si par contre on prend pour exemple une galaxie étendue comme M31 cela devient beaucoup plus compliqué, en effet cette galaxie qui a une dimension de 191’ X 62’ d’arc fait une magnitude visuelle de 3,6 alors que sa magnitude surfacique est seulement de 13,6' d'arc carré.
>
Alors vous me direz comment ce fait-il que l’on puisse la voir à l’œil nu et bien parce que son noyau est très brillant (env mag.4) par rapport à ses bras spiraux qui varient selon les endroits entre mag.9 et mag.14 et comme la magnitude est établie sur une moyenne brillance-surface, c’est difficile de savoir exactement la magnitude donnée en un endroit précis de l'objet en question !
Dédé de St-Fé
PS: les photos sont prises au hasard sur le net (pour Andromède, j'ai incéré le texte)
22 juin 2008
MESSIER 71
NGC 6838 ( MESSIER 71 )
TYPE D’OBJET : Amas globulaire
CONSTELLATION : Flèche
MAGNITUDE VISUELLE : 8,3
COORDONNEES CELESTES : AD : 19h54’ DEC : +18°47’
DIMENSIONS APPARENTES : 7’20’’
DISTANCE DE LA TERRE 11700.AL
8888888888888888888888888888888888REPERAGE
POCKET-SKY-ATLAS : Page 64
Il faut repérer les étoiles Gamma Sagittae (mag 3,5) et Delta Sagittae (mag 3,8) qui forment une partie du bout de la flèche, à environ mi-chemin vous trouverez dans votre chercheur l’étoile 9 Sgt (mag 6,2) juste à l’Est de cette étoile vous pourrez voir (sous un bon ciel et un bon chercheur) une petite nébulosité, c’est M 71.
OBSERVATION
OBSERVATEUR : Dédé de St-Fé
INSTRUMENT : Newton 114 x 900 et jumelles 10 x 50
ALTITUDE ET LIEU : Altitude 548 m, Latitude 45°48’N, Longitude 6°03’E (En plaine)
DATE ET HEURE : 12/07/07 à 23h00 TU
QUALITE DU CIEL : Turbulence faible, très forte humidité, ciel limpide (Voie Lactée bien défini), température 9,4°C.
DETAIL SUR LE VISUEL : Avec les jumelles, on aperçoit une faible tache floue qui se démarque des étoiles par sa grosseur. Au télescope de 114 X 900 à X45 (oculaire de 20mm), on devine déjà la granulation, mais il faut assez insister (n’hésitez pas à user de la vision décalé), à X100 (oculaire de 9mm) cela devient assez délicat car la luminosité de l’amas globulaire devient faible toutefois on commence à résoudre cet amas. J’ai tenté de pousser à X225 (oculaire de 4mm) mais M71 est devenu trop faible pour pouvoir l’observer.
OBSERVATEUR : Dédé de St-Fé
INSTRUMENT : Dobson 460mm
LIEU : 45°40’40’’ nord, 6°02’00’’ est, altitude 1305m
DATE ET HEURE : 21/06/08 à 02h00 local
QUALITE DU CIEL : Ciel laiteux dut à la présence d’une Lune presque pleine
DETAIL SUR LE VISUEL : A X57 (oculaire de 35), je distingue une tache floue ponctuée de quelques étoiles éparses, en montant avec le 14mm (X142) l’amas se résout d’une bonne trentaine d’étoiles ponctuelles et ressemble à s’y méprendre à un bel amas ouvert, je pousse jusqu’à X222 (oculaire de 9mm) pour voir un peut plus de concentration en son centre, mais c’est toujours la vision d’un amas ouvert que j’observe !
Sur la photo ci-dessous (pompée sur le web), vous pouvez vous rendre compte de la vision que j’ai eu à X142 (oculaire de 14mm) et qui n'a rien à voir avec la photo d'en-tête.
HISTORIQUE
Cet amas globulaire a été découvert sans doute par l’astronome Suisse Jean-philippe Loys de Chéseaux en 1746, puis Pierre-François-André Méchain la redécouvre le 28 juin 1780, le 4 octobre suivant Charles Messier l’a observé à son tour et introduit son catalogue en y précisant « Ne contient aucune étoile » et ce n’est qu’en 1783 que William Herschel réussit à y observer des étoiles. M 71 a fait l’objet d’un profond désaccord par les astronomes professionnels qui l’ont observé, certains le qualifiaient d’amas globulaire et d’autres d’amas ouvert dense car il semble dénué de noyau central, c’est que bien plus tard grâce aux photographies de bonne qualité qu’il fut définitivement considéré comme amas globulaire.
Auteur : Dédé de St-Fé
27 février 2008
Messier 67
Le roi cobra : Messier 67 (NGC 6282)
NOM COMMUN : Le roi cobra
CONSTELLATION : Cancer
TYPE D’OBJET : Amas ouvert
MAGNITUDE VISUELLE: 6,9
COORDONNEES CELESTES: AD: 8h 51m 24s, DEC: +11°49’
DIMENSIONS APPARENTES : 25 minutes d’arc
DISTANCE DE LA TERRE : 2600 années lumière
REPERAGE
POCKET-SKY-ATLAS: Page 22
Le repérage se fait en partant de M44 (bien visible à l’œil nu), il faut ensuite descendre de 9° en
direction de l’Hydre pour trouver l’étoile de magnitude 4,25 Acubens (a Cnc), vous faites un angle d’environ 30° pour vous diriger de 1°40 à l’est de cette étoile où vous verrez une petite tache brumeuse apparaître au centre de votre chercheur colée à une étoile de magnitude 7,8, vous serez sur M67.
Certaines personnes disent voir directement M67 à l’œil nu sous un excellent ciel et en vision décalée, mais je reste septique.
OBSERVATION
OBSERVATEUR : Dédé de St-Fé
INSTRUMENT : newton de 114x900, Lunette de 80x400
DATE ET HEURE : 24 février 2008 entre 20h00 et 20h20 TU
ALTITUDE ET LIEU : 530m, Saint Félix.
QUALITE DU CIEL : très médiocre, brume sur une hauteur de 25 degrés sur tout l’horizon mais turbulences assez faibles, humidité presque nulle, légère brise du sud-ouest, température 9 degrés centigrade.
Observation au Newton 114x900 : à X22,5 (plössl 40), je distingue une nébulosité non résolue collé à une étoile blanche bien ponctuelle, en insistant sur la vision périphérique, il semble que je devine quelques étoiles dans l’amas.
Je passe ensuite au Nilta 20mm (X45), pour commencer à résoudre une dizaine d’étoiles qui sembles former un arc de cercle sur les trois quarts de l’amas du coté opposé de l’étoile d’avant plan, sur le nord, un second arc d’étoiles très fait apparaît, mais j’ignore s’il fait réellement partis de M67.
Je pousse à X100 (Nilta 9mm) pour voir enfin une bonne vingtaine d’étoiles certes faibles mais bien ponctuelles mais son cœur n’est toujours pas résolu, si l’on insiste sur la vision décalée, on devine quand même quelques grappes d’étoiles en son centre.
Avec le Plössl de 6,5 (X138) l’amas déborde largement du champ de l’oculaire, mais la mauvaise qualité de cet oculaire d’origine ne me permet pas de voir les étoiles très faibles du Roi cobra.
Lunette de 80x400 : avec le Plössl de 40 (X10), j’ai la même vision qu’aux jumelles, c'est-à-dire une légère nébulosité collée à une étoile de faible magnitude, à X20(Nilta 20), cette nébulosité est bien plus prononcée sans toutefois résoudre les étoiles de M67, en montant le Nilta 9mm (X45), je commence à peine à résoudre quelques étoiles qui restes assez faible, il me faut pousser à X61 avec le Plössl de 6,5 pour résoudre en vision décalé un plus grand nombre d’étoiles, mais cependant je dois bien insister en laissant l’amas ouvert défiler dans le champ réduit de mon oculaire.
HISTORIQUE
M67 est l’un des plus vieux amas connu avec son âge estimé de 4 à 5 milliards d’années, son diamètre est estimé de 19 années lumière riche de plus de 300 étoiles de magnitudes comprises entre 10 et 16 et d’une densité de 27 étoiles par parsec cube, c’est officiellement Johann Gottfried Kohler qui l’a découvert entre 1772 et 1779 sans toutefois le résoudre, Charles Messier va à son tour l’observer indépendamment et le résoudre puis le cataloguer le 6 avril 1780.
Auteur : Dédé de St-Fé.
Messier 44
NOM COMMUN: La crèche, la ruche, Praèsepe
CONSTELLATION: Cancer
TYPE D’OBJET: Amas ouvert
MAGNITUDE VISUELLE: 3,1
COORDONNEES CELESTES: AD: 8h40m12s, DEC: +19°40’
DIMENSIONS APPARENTES: 1 degré 12 minutes
DISTANCE DE LA TERRE: 512 années lumières
REPERAGE
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Le repérage de cet amas ouvert est d’autant plus facile qu’il est l’objet le plus lumineux de cette constellation, elle se situe en plein centre du Cancer à mi-chemin entre les constellations des Gémeaux et du Lion.
OBSERVATION
OBSERVATEUR: Dédé de St-Fé
INSTRUMENT: newton de 114x900, Lunette de 80x400
DATE ET HEURE: 24 février 2008 entre 20h30 et 21h00 TU
ALTITUDE ET LIEU: 530m, Saint Félix.
QUALITE DU CIEL: très médiocre, brume sur une hauteur de 25 degrés sur tout l’horizon mais turbulences assez faibles, humidité presque nulle, légère brise du sud-ouest, température 9 degrés centigrade.
Lunette de 80x400 : Au Plössl de 40mm (x10), l’amas est entièrement dans le champ, les étoiles sont éparses et bien ponctuelles et le centre semble plus compact.
A x 20 (Nilta 20mm), c’est une soixantaine d’étoiles blanches que je peux observer, certaines sembles doubles et l’amas est toujours entièrement dans le champ de mon oculaire.
Je pousse à x45 pour m’apercevoir qu’il entre juste dans le champ de l’oculaire qui fait 1°45’ d’arc, j’ai une très belle vision de toutes ces étoiles de différentes magnitude.
Newton de 114x900 : A x 22,5 (Plössl 40) l’amas est juste entièrement visible, il m’est difficile de les compter d’autant plus qu’il contient des doubles à la limite de la résolution.
Avec le Nilta 20mm (x45) il déborde largement et je dois me déplacer un peut pour tout admirer, certaines étoiles faibles sont à la limite de la vision direct.
Je pousse à X100 (Nilta 9mm) pour bien me balader dans la Crèche, il semble qu’il y a des grappes d’étoiles surtout en son cœur.
HISTORIQUE
Cet amas connu depuis l’antiquité est semble t’il âgé d’au moins 750 millions d’années et riche de plus de 350 étoiles dont 200 étoiles entre les magnitudes 6 et 14 et 80 plus brillantes que la magnitude 10 (15 étoiles ont une mag comprise entre 6,3 & 7,5) !
Connu sous les noms de: Crèche, Ruche ou bien Praèsepe (mangeoire), cet amas était nommé par les chinois de l’antiquité par un nom bien macabre : "Tseik she ke" qui signifie exhalation de cadavres empilés.
Galilée l’a lui-même observé avec sa fameuse lunette grossissant 35 fois et l’a décrit : « non seulement une étoile, mais un groupe de 40 étoiles »
Charles Messier va à son tour l’observer le 4 mars 1769 et l’ajouter à son catalogue.
PS : la deuxième photo (trouvée sur le web) et prise lors de l’éclipse lunaire du 20 janvier 2000, vous donne la taille apparente de M44 par rapport à la Lune.
Auteur : Dédé de St-Fé.
25 février 2008
Iota Cancri
Iota Cancri (i Cnc)
NOM COMMUN : Iota Cancri (i Cnc)
CONSTELLATION : Cancer
TYPE D’OBJET : étoile double colorée
MAGNITUDE VISUELLE: 4,02 & 5,96
COORDONNEES CELESTES: AD: 8h47m12s, DEC: +28°43'47"
DIMENSIONS APPARENTES : écartement : 31 secondes d’arc
DISTANCE DE LA TERRE : 57,77 parsecs
REPERAGE
Sa localisation est assez simple du fait qu’elle est visible à l’œil nu même sous un ciel très moyen ; c’est la première étoile très lumineuse que vous rencontrez en montant dans la direction de la constellation du Lynx.
Elle se situe à 9 degrés au dessus de l’amas de la Crèche qui lui-même est bien visible à l’œil nu.
Sur la carte si contre (cliquez dessus pour agrandir), vous pouvez voir sa localisation en partant soit de M44, soit de Castor & Pollux.
OBSERVATION
OBSERVATEUR : Dédé de St-Fé
INSTRUMENT : newton de 114x900, lunette de 80x400
DATE ET HEURE : 24 février 2008 entre 19h30 et 20h00 TU
ALTITUDE ET LIEU : 530m, Saint-Félix,
QUALITE DU CIEL : très médiocre, brume sur une hauteur de 25 degrés sur tout l’horizon mais turbulences assez faibles, humidité presque nulle, légère brise du sud-ouest, température 9 degrés centigrade.
DETAIL SUR LE VISUEL :
Lunette de 80x400 : Avec l’oculaire de 40mm (X10), je distingue une « cacahouette » blanche, avec le Nilta 20mm (X20), je débouble cette binaire, la plus lumineuse est légèrement jaune et éclatante tandis que la plus faible est à la limite de visibilité mais aborde une belle teinte bleutée.
Je passe ensuite au Nilta 9mm (X45) où je découvre la plus belle vision de cette double avec ma lunette, la plus lumineuse des deux est bien jaune tandis que son compagnon assez discret jusqu’à présent me saute aux yeux par sa superbe teinte bleue turquoise ponctuelle. Je pousse jusqu'à X61 (Plössl 6,5) pour découvrir que malgré une belle vision, les deux composantes perdent de la luminosité.
Je commence par le plössl de 40mm (X22,5) et l’étoile est déjà double, la plus faible de couleur bleue reste un minuscule point ponctuel collé à l’autre étoile étincelante jaune. Au Nilta 20mm (X45), c’est une vision qui me rappelle étrangement Albiréo dans le cygne, certes un peux moins contrasté mais je m’en contente. Je pousse avec le Nilta 9mm (X100) pour découvrir deux étoiles vraiment très ponctuelles et très contrastée, c’est de toute évidence l’image la plus saisissante que je garderai de iota avec mes deux instruments ! Poussons à X138 (plössl 6,5), c’est dommage qu’à ce grossissement elles perdent toutes deux de leurs intensités, mais malgré tout, c’est encore assez joli à observer.
PS : sur les deux photos de Iota Cnc (prisent sur le web), la représentation reste assez trompeuse car en visuel les deux composantes sont bien plus contrastés et ponctuelles !
Auteur : Dédé de St-Fé.
24 février 2008
Film de Saturne !
Hier soir avec mon "Astro-pote" J-Paul nous avons essayé de filmer au foyer du dobson 254mm la planète Saturne, pour cela nous avons monté l'oculaire de 5mm pour grossir 250 fois et nous avons collé l'objectif à celui-ci, la dificulté était qu'avec le dobson, nous ne pouvions pas faire de suivit, donc Saturne sort très rapidement du champ et en plus J-Paul evait tenir sa caméra à la main donc ça bougeait pas mal. Voir la vidéo ici :

























