Autour du Sombrero
Little big Sombréro
Bonjour fidèles lectrices et lecteurs
Un dicton dit « En mai, fais ce qu’il te plait » ça tombe bien, je suis en congés presque 2 semaines depuis hier et en plus le ciel reprend timidement sa parure bleue de printemps.
Donc hier, je contacte les Dupondt pour ire une petite sortie, mais dans l’après midi, le ciel se charge d’un voile nuageux assez étendu, mais j’y crois toujours d’autant plus que les nuages ont l’air de se disperser……
20h30, le ciel est trop chargé, ces foutus cirrus semblent s’être installés pour de longues heures, je suis complètement désappointé, cette fois, c’est certain, la sortie est annulée.
Que faire, à la téloche, les programmes sont nuls à chier, il me reste deux options m’abrutir sur Webastro ou aller me coucher, j’opte pour la deuxième option mais juste avant, je retourne sur mon balcon, il est presque 21h00
Vain diouuuuuu, les voiles nuageux se sont dissipés comme par enchantement, au même moment Pipique me digophone, c’est décidé on sort observer à Cornât !
Fiche technique.
Date : Jeudi 10 mai 2012
Horaire : De 22h15 à 23h10 locale
Lieu : St-Offenge dessus (Cornât)
Télescope : Oeil2Tôp (Dobson 254/1250)
Oculaires :
Omegon SWA 38mm 70° (33x127’d’arc)
Kepler SuperView 30mm 70° (41x100’d’arc)
Celestron 23mm 70° (54x78’d’arc)
Televue Nagler 13mm 82° (96x51’d’arc)
Nilta Super Wide 9mm 66° (139x28’d’arc)
Televue Nagler 5mm 82° (250x19’d’arc)
Conditions d’observation : Ciel dégagé en début d’observation mais qui se chargera de cirrus vers 23h00. Turbulences assez faibles humidité nulle et température de17,3°Cqui tombera à15,5°Cen fin d’observation.
CRCA (Compte Rendu de Croquis Astronomique)
Il est environ 21h40 lorsqu’on s’installe sur l’esplanade de Cornât, il fait encore jour donc je ne me presse pas, de toute façon, ce soir j’ai un objectif précis : Observer et essayer de tirer le portrait de l’environnement de M104 pour cela, il faut que j’attende qu’il fasse bien nuit.
Pipique commence sa soirée sur un beau croissant de Vénus et Richard se rince les pupilles sur une Saturne bien détaillée qu’il va grossir au maximum de ses possibilités.
L’heure tourne tout doucement, le ciel se pare de ses paillettes d’étoiles, cette fois, c’est bon, les principales étoiles du ‘’trapèze’’ du Corbeau sont visibles à l’œil nu et il me les fallait pour aller chercher M104.
Donc, nous y voilà, pour commencer, je vais vous indiquer mon cheminement pour trouver facilement le Sombrero, ouvrez votre PSA à la page 47 et suivez moi….
Je repère d’abord Porrima (g Vir) de magnitude 3,5 et Algorab (d Cor) magnitude 2,9. En partant de Delta Corvus A l’aide de mon pointe rouge, je me dirige en direction de Gamma Virgo sur un tiers de la distance qui sépare ces deux étoiles et ensuite je mets l’œil à mon chercheur où j’aperçois une minuscule grappe d’étoiles non résolues, il s’agit de Stargate, il me reste à le centrer dans mon chercheur
Maintenant j’affine avec le Hublot (Omegon SWA 38mm), à environ 1° sur la droite(Ouest) et légèrement plus bas (Nord), j’ai un second astérisme, c’est Jaws. Il ressemble un peu à une flèche qui pointe directement sur la galaxie convoitée (M104) qui se trouve à environ25’d’arc au Sud-ouest.
Maintenant, je m’attaque au croquis, sur mon carnet, j’ai dessiné un gabarit représentant le champ de mon oculaire, je commence par y placer le Sombrero (M104) qui malgré sa magnitude de 8,3 reste très discrète avec ce ciel pas tout à fait noir (mais j’y reviendrais plus tard pour les détails).
M104 semble perdue dans ce champ d’étoiles sans doute à cause du petit grossissement (33x) que me procure cet oculaire pourtant ses mensurations sont de8,6’x4,2’d’arc.
Je place ensuite Harrington’s Star 21 (Jaws) mais j’ai déjà un problème, j’ai oublié de recentrer le tout donc, ça ne colle pas à la vision que j’ai à l’oculaire….. Je dois tout recommencer !
Ayé, cette fois, ça colle mieux, je place les 5 étoiles qui composent Jaws (plus tard, je vais en rajouter une 6ème) et qui ressemble à une flèche.
Maintenant, je m’attaque à Stargate (Harrington’s Star 20), il est plus étendu et est composé de 5 étoiles (comme Jaws, je rajouterai par la suite une 6ème étoile) qui par sa forme me fait penser au sigle ‘’Mercedes’’ ou ‘’Peace’’.
Il me reste à placer les nombreuses autres étoiles dont certaines sont à la limite de la vision directe, j’en compte 48 dont deux qui semblent être doubles !
Dernière étape de mon croquis, affiner les détails, mais avant, je fais une petite pause, ça tombe bien, Richard à l’aide de "Estafette 2 Jo’’ (Dobson 200) vient de dégotter une belle carboné : SS Virgo (CS49 dans le "Carbon’Star") qui est juste au Nord de Zaniah (h Vir), elle a une belle couleur orange vif chatoyante.
Le ciel commence à se recharger de cirrus venant du Nord-ouest, il faut vite que je retourne finir mon croquis, pour cette dernière partie, je chausse le Nagler de 13mm (96x)….. Oui, vous allez me dire que c’est de la triche, mais il faut bien ça pour affiner les détails !
Et j’ai bien fait, avec ce nouveau grossissement une nouvelle étoile apparait dans Stargate, c’est la fameuse étoile qui parfois semble disparaitre (sans doute une variable) elle se situe à l’Ouest des deux étoiles du centre, mais attention, elle est très faible et à la limite de la vision directe, même que de temps à autre je ne la voit plus à cause de léger passages de cirrus !
Toujours avec le 13mm, je retourne maintenant sur Jaws qui me réserve de belles surprises à commencer par l’étoile double qui est une binaire colorée, la plus lumineuse est jaune légèrement orangé et son compagnon plus faible semblé bleutée !
Pipique me confirme tout ça.
Seconde surprise, c’est sur l’étoile la plus au Nord (en bas à l’oculaire) de cet astérisme, celle-ci semble également double, en effet, je vois apparaitre très clairement une autre étoile sur sa gauche.
Je termine enfin sur le Sombrero toujours au Nagler pour y desceller quelques petits détails M104 est très ovalisée et se termine presque en pointe de chaque cotés, la partie Nord (En bas) semble plus arrondie que la partie Sud de cette galaxie, je note un noyau bien lumineux !
Il est 23h15, le ciel se charge complètement, c’est est fini de notre soirée, Richard sort ses biscuits que nous apprécions, nous rangeons notre matériel, papotons encore quelques minutes et regagnons nos foyers.
Ce fût tout de même une excellente observation pour moi.
Dédé de St-Fé
Vend LX 200 GPS SMT UHTC 12’’
LX 200 GPS SMT UHTC 12’’ customisé par P-Yves.
Année : 2004
Type :Schmidt-Cassegrain
Diamètre : 305mm
Rapport focal :10
Options : GPS
SMT (SmartMountTraining)
UHTC (ultra high transmission coating)
- accessoires d’origine (caméra LPI meade etc…).
+
-Chercheur William Optics 8X50 réticulé (2008 n’apparaît pas sur les photos)
-Pignons de précision inox AD et RA Kit inox Buck Harley PETERSON (2009) + (pignons d’origines)
-Crayford manuel (2008) ( + Crayford d’origine motorisé)
-Table équatoriale ( alt /az et équatorial)
-Système de mise en température ( voir description)
-Batterie avec différentes alimentations + cordons (voir photos)
-Pare buée (voir photos)
-Molettes de collimation bob’s knobs
-Résistance chauffante anti buée
-Contre poids d’équilibrage
-Modification du renvoi coudé (serrage annulaire + jupe inox)
-Support laser sur chercheur
-Flocage de l’intérieur du tube et de toutes les pièces sur le chemin optique (voir photos)
-Réduction de l’obstruction du porte secondaire. (voir photos)
Modifications réalisés :
Système de mise en température.
Un ventilateur (circulation) aspire l’air par 6 trous à l’avant et en haut du tube, à la sortie du ventilateur l’air est poussé dans un échangeur air/air puis il est filtré avant d’être conduit par 2 tuyaux à l’arrière du miroir primaire (un déflecteur permet de diffuser l’air sur l’arrière du miroir).
3 sondes de température permettent de vérifier l’équilibre thermique, une sonde pour la température extérieur, une autre placé à l’arrière du miroir et la 3eme à l’avant du tube.
Le système de pilotage des 2 ventilateurs permet un réglage de circulation de l’air dans le tube de 1 à 11m3/h et de 1 à 35 m3/h pour l’air de l’échangeur.
Flocage intérieur du tube pour supprimer les reflets (feutrine autocollante)
Peinture des pièces intérieures (pour suppression des reflets)
Amélioration de l’obstruction : réduction du diamètre du porte secondaire 103mm à 97mm
Gain : obstruction de 33,7 à 31,8 %
La table équatoriale
L’intérêt de cette table est quelle permet de passer de la position Alt/az (position de transport et d’observation visuel) à la position équatorial (position pour
l’astrophotographie) sans démonter le télescope. Pour une plus grande précision deux niveaux à bulle ont été intégrés à la table.
La remorque
La forme du châssis à été conçue afin de permettre au mieux l’accès au télescope quelque soit sa position. En position d’observation le télescope repose sur3 piedsdont la disposition au sol reprend la position du trépied géant Meade.
Transport :
Un seul bras porte le poids du télescope et de la table équatorial .Ce bras s’appuis sur un amortisseur à air réglable qui amorti les mouvements verticaux du télescope. A son extrémité un ensemble de deux paliers reliés à des sillent blocs, amortissent les vibrations et les mouvements latéraux du télescope. Afin d’obtenir un amortissement et une souplesse maximal, les pneus sont gonflés à basse pression.
Le télescope est placé à la verticale (miroir en bas et bloqué).Une housse de protection imperméable et matelassée (rembourré) équipé de sangles, maintient l’ensemble (les axes d’ascension droite et de déclinaison étant libres).Le système d’identification est de signalisation des véhicules est amovible.
Utilisation :
Pour l’utilisation du télescope 2 bras sont fixés pour solidariser le bras principal au châssis.
La mise à niveau de l’ensemble se fait par3 piedsréglables dont 2 actionnés par des vérins hydrauliques.
Autres équipements :
Alimentation électrique
Une batterie fixe sur le châssis
1 sortie 12v pour l’alimentation du LX200
1 sortie 18v pour l’alimentation du PC
1 sortie 12v pour l’alimentation accessoire
Une batterie amovible
2 sorties 12v réglables pour le système de mise en température.
1 sortie 12v réglable pour la résistance chauffante.
1 sortie 7,5v pour le DSLR.
1 sortie 12v pour l’alimentation accessoires
Pare buée pliant
Longueur dépliée50 cm
Plié 4,5 cm
Poids 380grs
Cage aluminium de transport (n’apparaissent pas sur la photo les roulettes et l’habillage)
Si vous êtes intéressé par l'achat ce télescope, contactez-moi, je vous mettrai en relation avec P-Yves (le propriétaire et vendeur)
Mes inédits du Cocher
Bonjour amis(es) du ciel et des étouâles
Etant en congés toute la semaine, j’en profite pour faire des sorties astro, donc hier soir, je suis monté à Héry/Alby avec l’ami Pipique histoire de faire quelques observations.
Avec ce manque de pluie depuis belle lurette,le ciel était d’assez médiocre qualité, comme quoi qu’une bonne pluie peut-être bénéfique pour les amateurs d’astronomie
Date : Lundi 26 mars 2012
Horaire : De 21h00 à 23h30 locale
Lieu : Héry/Alby (lieu dit Sur les monts)
Télescope : Oeil2Tôp (Dobson 254/1250)
Oculaires:
Omegon SWA 38mm 70° (33x 127’ d’arc)
Kepler SuperView 30mm 70° (41x 100’d’arc)
Celestron23mm 70° (54x 78’d’arc)
Televue Nagler 13mm 82° (96x 51’d’arc)
NiltaSuper Wide 9mm 66° (139x 28’d’arc)
Televue Nagler 5mm 82° (250x 19’d’arc)
Conditions d’observation : Ciel assez laiteux à cause d’une pollutionatmosphérique importante, absence totale d’humidité, turbulences très faiblesau dessus de 45° de hauteur, température de 11,2°C à 21h00 qui va chuter à 7,3°Cen fin d’observation.
Etant passé à cette foutue heure d’été, il fallait attendre jusqu’à 21h00 pour qu’il commence à bien faire nuit, c’est donc à cette heure-ci qu’avec Pipique nous nous sommes rejoint sur le site "Noham". Première constatation, le ciel est bien laiteux, mais je dois avouer que je ne n’en attendais pas mieux
Pour patienter, nous observons un bel alignement planétaire à l’Ouest: Jupiter suivit plus haut par un beau croissant de Lune âgée de 4 jours et juste au dessus un magnifique quartier de Vénus pimpant comme un sous neuf.
Ayé, le ciel commence à bien noircir, je n’ai pas la moindre idée d’observation mais j’ai surtout envie de chercher de l’inédit ,alors je scrute toute la voute céleste pour me donner des idées. Voyons voir …….. Tiens, très haut dans le ciel,la constellation du Cocher a déjà basculé à l’Ouest et elle semble idéale à défricher, j’ouvre alors la page 12 du PSA et je fouine.
C’est vrais que cette constellation a de beaux amas ouverts mais n’en déplaise à mes lecteurs, je vais passer outre les trois Messier (M36>37>38) qui font la réputation d’Auriga pour observer une nuée de moucherons virevoltant autour du Cocher
Je commence par une double : STF872 qui se trouve à l’Est de Bogardus (q Aur), je la résout déjà à 33X (SWA38mm) mais je la pousse à 96X (Nagler 13) pour bien l’apprécier, ces deux composantes sont blanches et ont une magnitude pas trop différente, la plus lumineuse (mag 6,9)est à 11’’4 au dessus (dans mon oculaire) de la plus faible (mag 7,3).
Ma seconde cible n’est pas un objet nouveau pour moi, mais il s’agit quand même d’une nébuleuse planétaire rarement observée : IC2149. Je pars de Menkaliman (b Aur) et je monte légèrement pour pointer Pi Aurigae (p Aur) avec mon point rouge, le reste se fait au chercheur, deux autres étoiles forment un triangle avec Pi Aurigae, en alignant ces deux autre étoiles en direction du Nord-est d’environ la mi distance qui les séparent (Bravo si vous me suivez dans ces explications ), on tombe pile-poil sur cette planétaire, j’ai mis directement mon Nagler de 13 et j’utilise le filtre UHC. Avec ces 15’’ d’arc, il m’est très difficile d’y desceller des détails, je dirais même que j’ai besoin de Christian pour me la confirmer , je note cependant qu’elle a une très légère teinte bleutée, je vais cependant la pousser à 250X avec le Nagler de 5 mais ça ne me donnera rien de plus sinon de bien confirmer que je suis sur IC2149
Pendant ce temps, Christian avec son Pipicoscope cherche Garradd et sans carte SVP !
Il va quand même la trouver en imaginant la trajectoire et son chemin accompli depuis sa dernière observation et il l’a débusque dans les pattes arrières de la Grande Ourse, sur ce coup là, je dis chapeau bas Christian. En fait C/2009-P1 Garradd se situe à mi distance de 23 UMa et de Upsilon UMa (u UMa) mais bien décalée en direction de Dubhe (a UMa), à 41X (Kepler de 30mm), j’ai presque l’impression d’y voir une amorce de queue dirigée vers le Sud-est , mais c’est plus que faible même en utilisant la vision périphérique, lorsqu’il va la grossir à 96X avec son Nagler de 13, je ne confirme plus cette queue.
Je retourne dans les profondeurs du Cocher sur une autre double : Omega Aurigae (w Aur) notée sur le PSA : 4Aurigae Sa localisation se fait sans problème au point rouge et ensuite au chercheur, elle se trouve à mi-chemin entre Assaleh (i Aur) et Haedus II (h Aur) mais légèrement décalée vers l’Ouest. A 33X, je n’arrive pas à résoudre ce couple qui pourtant est séparé par 4,7’’ d’arc , mais c’est en poussant à 96X que je comprends pourquoi, les deux étoiles sont de magnitude très différentes, la principale de couleur blanche fait mag 5 tandis que son compagnon très proche fait seulement mag 8,2. en poussant à 149X (Nilta 9mm), la plus faible étoile prend la couleur jaune.
En partant de 4 Aurigae, je me dirige vers l’Est pour trouver un amas ouvert : NGC1778 ,malgré sa magnitude visuelle de 7,7, il est difficile d’accès car il est très pauvre, je compte que 17 étoiles assez éparpillées dont 4 plus lumineuses qui lui donne cette bonne magnitude, à noter que cet amas fait seulement 8’ d’arc de diamètre angulaire.
Pipique m’interpelle pour que je lui confirmeune nébuleuse planétaire dans la Girafe : IC3568, avec sa faible magnitude de 10,6 et sa petite taille de 10’’ d’arc, il va falloir pas mal la grossir pour la confirmer, il va passer du Nagler de 13 au Nagler de 5 tout deux équipés du filtre UHC, je note une forme bien ronde et légère teinte bleutée.
Allez, maintenant, je consulte mon catalogue "Carbon’stars" pour dénicher une étoile carbonée toujours dans le Cocher : CS3 (UU Aur) étant en bordure de page, je passe à la page 23 du PSA, je prends ensuite Thêta Aurigae (q Aur) et Thêta Gemini (q Gem) comme repère et à mi chemin entre ces deux étoiles visible à l’œil nu, je monte un peu vers le Nord pour pointer Psi Aurigae (y Aur) et je fouine avec mon chercheur juste un peu en dessous de cette étoile…… Bingo, une étoile semble jaune orangé et bien pétante avec sa magnitude de 6,2, je mets l’œil dans le Hublot (SWA 38mm) et je suis aux anges, cette carbonée a une superbe teinte orange vif. Par contre lorsque je la pousse au Nagler de 13,elle perd pas mal de sa teinte.
De CS3, je remonte pour observer un amas ouvert que je n’ai jamais cherché : NGC2281 ,je le débusque facilement au chercheur, il est juste collé au Sud d'une étoile d'environ mag 7. Il est très original car il est divisé en deux parties bien distinctes composés chacune d’elles par un losange d’étoiles assez lumineuses suivit d’étoiles plus ou moins alignées.
Je décide d’y consacrer un croquis, mais c’est pas facile , je dois le recommencer à quatre reprises, d’abord avec mon Nagler de 13 (96X) et ensuite au Nilta de 9 (149X) pour avoir moins de champ donc moins d’étoiles à y incérer.
Après la mise en propre de mon croquis, voici le résultat :

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L’heure tourne, il est 23h20, la Lune s’est parée de sa belle nuisette carborangé pour aller se coucher. Avec l’ami Pipique, nous rangeons le matériel et nous allons faire de même.
Dédé
Garradd à toute vitesse !
Date : vendredi 24 février 2012
Horaire : De 21h45 à 01h00 local.
Lieu: St-Offenge dessus (La Cornât, Savoie)
Télescope: Oeil2tôp (Dobson 254/1250)
Oculaires : Omegon SWA 38mm 70° (33x 127’ d’arc) Kepler 30mm 70° (41x 100’ d’arc) Celestron 23mm 70° (54x 78’ d’arc) Televue Nagler 13mm 82° (96x 51’ d’arc) Nilta Super Wide 9mm 66° (139x 28’ d’arc) Televue Nagler 5mm 82° (250x 19’ d’arc)
Conditions d’observation : Ciel de qualité moyenne mais raisonnable. Légère humidité, turbulences faibles. Température agréable pour la saison (à comparer des derniers temps) de 4,8°C et qui va descendre à 2,3°C en fin d’observation.
Il est 21h45 (merci Cricri) lorsque j’arrive le premier sur l’esplanade suivit de peu par Pipique, le premier constat est que le ciel est de meilleure qualité que lundi et que la neige a bien fondue
On installe notre matériel, je vérifie l’alignement de mon chercheur et mon trouveur point rouge sur Polaris (a UMa) et une fois n’est pas coutume, je profite de l’occasion pour l’observer à 96X (Nag13), elle pète bien, mais son compagnon très proche se fait très discret, les deux composantes sont blanches. Puis j’observe Jupiter avec seulement trois satellites visibles dont l’un très faible est presque collé vers le pôle Nord de Jupiter
Ensuite, je monte le filtre UHC pour confirmer mon observation de lundi soir sur une nébuleuse diffuse dont j’avais des doutes : La Tête de Singe (NGC2174) dans la constellation d’Orion mais juste à la frontière des Gémeaux. L’autre soir, j’ai commis une erreur , je suis passé du 30mm directement au 13 ce qui a eu pour effet de trop l’assombrir, alors ce soir, je la tape à 54X avec l’Axiom de 23mm (merci Patte) et le filtre UHC…. Et j’ai bien fait, je la voie en vision directe ohhhhh on ne peu pas dire qu’elle claque bien, mais je la distingue et la confirme sans problème, il m’est quand même assez difficile de la décrire car son contour est très mal défini, sa nébulosité se dégrade jusqu’à disparaitre sur ses bords, elle est assez volumineuse et prend à peu près la moitie des 78’ d’arc de mon oculaire. Au centre, une étoile assez lumineuse marque le départ d’une rafale de 5 étoiles beaucoup plus faibles qui forment un "S" inversé Christian l’observera aussi avec son Pipicoscope.
Jako arrive en trombe et bien léger, il n’a rien pris mis à part son blouson équipé de grandes poches fourrées et à 22h15, c’est Richard qui arrive avec Estafette2Jo (son 200mm). Bon, revenons à mes observations, vu que je suis vers les Gémeaux autant y rester, j’observe une étoile double qui marque un pied des jumeaux antiques : Nu Gemini (n Gem) les deux composantes sont séparée de 113’’ d’arc, la plus lumineuse (mag 4,1) est blanche et son compagnon bien plus faible (mag 8) semble légèrement bleuté.
Vu que j’ai mon PSA ouvert à la page 25 (Constellation des Gémeaux) je reste dans ce secteur, j’essaie de trouver une nébuleuse planétaire mais ne la trouve pas, c’est Christian qui va me dire le pourquoi du comment « C’est pas NGC1900, c’est J900 » En effet, j’ai pris le J pour un 1 donc ça doit être un catalogue de planétaires très faibles et petites. Tant pis, je reste toujours dans le coin et déniche ma première carbonée de la soirée (oui, ça devient un rituel ) CS38 (BLOri) pour la trouver, je prends Nu Gemini (n Gem), je me dirige sur Alhena (g Gem) et je fait un angle droit en direction de l’Ouest en prenant à peu près la même distance qui sépare ces deux étoiles et je mets l’œil dans le Hublot de 38, et paf ! J’ai une étoile assez orangé qui tranche bien avec les autres, c’est ma carbonée, bien qu’elle ne soit pas rouge sa couleur est d’un jaune presque orange, je la pousse à 96X et là sa couleur ressort mieux elle passe à un orange plus vif, elle est assez lumineuse (mag 7,8) les compères viennent la voir et approuvent.
Il y a bien longtemps que j’ai envie d’aller revisiter C/2009-P1 Garradd, et bien, on y va. Le Dragon émerge de la mer brumeuse de la pollution de vallée, je vais enfin pouvoir me concentrer sur mon objectif de la soirée, pour ça, je prends la carte de la trajectoire de Garrad que j’ai imprimé (Merci à Gérard le girondin pour la carte).
En plus, ce soir pour la trouver, c’est facile, elle se situe juste à coté de deux étoiles visibles à l’œil nu : Eta Dragonis (h Dra) de mag 2,8 et Theta Dragonis (q Dra) de mag 4,1, la comète forme l’angle d’un triangle aplati en direction de la Petite Ourse, je la localise très facilement avec le Hublot. Je suis surpris de constater qu’elle est très lumineuse, sans doute plus que cet automne, Christian confirme mes dire, je la pousse à 96X avec le Nag de 13, sa coma est bien ronde et diffuse et collée à une étoile assez vive qui se trouve sur sa droite dans l’oculaire, je ne vois aucune amorce de queue, et je compte un total de quinze étoiles dans le champ.
Toute la joyeuse équipe vient l’observer et Christian ainsi que Richard la pointe avec leur instrument. Une idée me vient à l’esprit, si j’essayais de voir à la vitesse qu’elle se déplace. Alors, je fais un croquis où je place chacune des quinze étoiles avec précision ainsi que la comète….. J’y reviendrais dans une heure.
En attendant et pour patienter, je vais voir dans Estafette2Jo (le 200 à Richard), il est sur le Hibou (M97) elle n’est pas trop mal malgré qu’elle ne dévoile aucun détails, je veux lui montrer M108 mais je m’égare et du coup, je perds même le Hibou, il a dut s’envoler. En râlant Rigel retrouve sa planétaire et moi je réessaie de lui dégotter M108 mais cette fois, j’y arrive, elle est pas mal sa forme est bien allongée je lui passe mon Axiom de 23 et les deux Messiers se retrouvent dans les 78’ d’arc du champ de l’oculaire.
On fait une pause tisane (merci Richard) et biscuits (Merci Christian) et Jako prend congé après nous avoir dit « Au revoir » pendant une bonne demie heure.
Je monte du coté de Bérénice pour y dégoter non sans mal M53, un globulaire très intéressant bien qu’il soit d’assez petite taille, j’ai du mal à le résoudre à 149X avec le Nag de Pipique, il faut pousser à 250X avec mon Nag de 5 pour voir à peu près correctement la granulation du globuleux bien qu’il perde pas mal en luminosité.
Dans le secteur, j’observe la galaxie de L’œil Noir (M64) déjà bien pimpant à 33X (38mm) et qui révèle des détails dans sa structure à 96X. Pas loin de M64, j’observe une double Struve1687 dont les deux composantes sont distantes de 30’’ d’arc, la principale a une mag de 5,1 mais son compagnon est très faible (mag 9,7) il me faudra pousser à 96X pour le voir. Toujours dans Coma Bérénice, j’observe une double colorée c’est 24Comae Berenices, la principale (mag 5,1) a une couleur jaune orangée et son compagnon plus faible (mag 6,3) tire presque sur le bleuté.
Je regarde ma montre, il est 00h10, on est demain et ça fait 1h00 que j’ai observé la comète, il est tant d’y retourner C/2009-P1 Garraad a bien bougé, c’est flagrant, elle se situe maintenant au dessous de l’étoile la plus lumineuse du champ de mon 13mm, donc elle s’est déplacer vers le Nord-est d’environ une quinzaine de minutes d’arc. Avec Christian, on a l’impression d’y desceller une amorce de queue, mais j’y mettrais pas ma main au feu, je reprends mon croquis de toute à l’heure pour y mettre la nouvelle position de Garradd, et je la quitte en lui souhaitant « Bon voyage ».
Je suis comblé, maintenant je vais faire du rabe, à commencer par le Sombrero (M104) qui est pas mal malgré sa faible hauteur. Tiens , en parlant de hauteur, Mars est bien haute à présent, nous la pointons avec nos instrument respectif, il y a des détails mais pas de calotte polaire au Nagler de 9, alors je la pousse à 250X …… Yesss, bien que discrète je distingue la calotte polaire Nord et aussi deux formations sombres l’une que je pense être Syrtis Major se trouve en haut à gauche dans mon oculaire et une seconde plus fine et plus allongée Est-ouest se trouve plutôt sur le bas de la planète.
J’observe la galaxie du Tourbillon (M51) qui me dévoile bien ses deux noyaux ainsi qu’une amorce de bras spiral et enfin, je cloture ma soirée à 01h00 sur un M3 qui resplendi et se résous très bien avec le Nagler 9mm de Pipique. Nous rangeons notre matos, et nous prenons congé mais j'ai frisé la catastrophe en rentrant, à Cornât dans le petit raidillon entre les barraques, il y avait une énorme coulée de glace, j'étais derrière Richard (heureusement pas trop près) et lorsqu'il a ralenti pour prendre le virage en équerre à droite, je me suis vu m'approcher dangereusement de sa voiture, j'ai mis le pied sur le frein et la Dédémobile est partie en tête à queue Elle s'est arrêtée à une quinzaine de centimètres d'un poteau téléphonique et complètement à l'équerre sur le chemin, j'ai du manoeuvrer pour repartir.
Dédé
T-Lyrae
T-Lyrae

Croquis réalisé d’après mon observation du jeudi 1er mars 2012
Fiche Technique
Nom : T-Lyrae (CS-34)
Objet : Etoile carbonée variable irrégulière
Constellation : Lyre (Lyra)
Coordonnées : AD: 18h32mm19s. DEC : +36°59’50’’
Magnitude : entre 7,5 & 9,3
Type spectral : C8
Culmination à 22h00 : Juillet
Localisation et observation.
La localisation de cette étoile se fait à partir de Vega (a Lyr) et de Kappa Lyrae (k Lyr) toutes deux visibles à l’œil nu.
Vous pointez le chercheur au centre de l’axe reliant ces deux étoiles et vous descendez d’un sixième de la distance séparant ces deux étoiles, et vous devez avoir T-Lyrae dans votre oculaire (voir carte tirée du Pocket Sky Atlas) :

Carte d’après le PSA (sur le PSA T-Lyrae est notée avec d’un "C" entre parenthèse).
Déjà à 33X (oculaire de 38mm sur mon dobson de 254/1250), la couleur de cette carbonée contraste avec les autres étoiles mais c’est à partir de 96X (oculaire de 13mm) que sa couleur rouge métallique ressort le mieux, attention, suivant sa magnitude (étoile variable) sa couleur s’adoucie, c’est surtout lorsqu’elle est le plus faible que sa couleur ressort le mieux et à condition d’avoir un bon ciel.
Le croquis que j’ai réalisé en entête de cette fiche montre son aspect avec son champ d’étoiles vu d’un télescope de 254/1250 avec un oculaire de 9mm 66° (donc à 139X pour un champ réel de28’d’arc.
Bonnes observations ;
Dédé de St-Fé
Rasalgethi et Albireo.
Bonjour.
Avec un peu de retard, voici une nouvelle série de deux étoiles doubles particulièrement colorées : Rasalgethi (Alpha Herculis) et Albireo (Beta Cygni) afin de les comparer à Almack et Iota Cancri.
J'ai réalisé ce deux nouveaux croquis le 1er mars au petit matin entre 04h40 et 05h20.
Les conditions météos n'étaient pas très favorables avec une forte humidité, des turbulences moyennes et une température entre -2,4 et -2,9°C.
A noter que j'ai utilisé le même oculaire (Nilta 9mm 66°) afin d'avoir le même grossissement et le même champ réel que pour mes derniers croquis.

La principale composante de Rasalgethi (Mag 3,5) est du jaune bien vif tandis que son compagnon distant de seulement 4,8" d'arc bien plus faible (Mag 5,4) a une teinte bleutée.

Albireo est sans doute la plus célebre des étoiles doubles colorées, elle représente la téte du majestueux Cygne, sa principale composante de magnitude 3,2 est d'un jaune presque orangé et bien pétant tandis que son compagnon d'un bleu flagrant à une magnitude de 4,7.
Les deux étoiles sont déjà résolues dans un chercheur (donc bien observables avec une simple paire de jumelles) car elles sont distantes de 36" d'arc.
Dédé de St-Fé
Almach & Iota Cancri
Bonjour.
Lundi soir, j'ai voulu comparer deux belles étoiles doubles qui ont la particularité d'être bien colorées :
Almach (Gamma Andromedea) et Iota Cancri
J'ai donc utilisé le même grossissement (139X) avec mon oculaire Nilta de 9mm.
Ces deux étoiles ont leur principale composante de couleur jaune orangé et la plus faible qui tire sur le bleu.
A noter que les deux composantes de Almach sont beaucoup plus serrées que celle de Iota Cancri !
Voici les dessins que j'ai réalisé :


Dédé
Sigma Orionis et Struve 761
Bonjour.
Toujours lors de ma soirée de lundi, j'ai observé un joli groupe d'étoiles fort agréable à voir avec un instrument.
……Le complexe d’étoiles autour de Sigma Orionis est composé de deux étoiles multiples et d’une étoile solitaire qui forment un astérisme remarquable qui me charme à chaque visite donc vu que je suis parti pour faire des croquis, je me lance toujours avec le Nilta de 9mm.
Sa localisation est simple, c’est l’étoile visible à l’œil nu sur le bas Est de la Ceinture d’Orion.
Allez, je vais vous décrire ce complexe d’étoiles 
D’abord on a au centre de l’oculaire Sigma Orionis une étoile quadruple, la principale composante (mag 3,7) est d’un blanc immaculé, juste au dessus légèrement à gauche et presque collée contre son plus proche compagnon est le plus faible des quatre étoiles (mag 8,8), puis juste en dessous mais légèrement sur la droite de la principale étoile le troisième larron assez faible aussi (mag 6,6) et enfin beaucoup plus bas la quatrième frangine a une magnitude de 6,6 (sur mon croquis je l’ai volontairement fait apparaitre plus lumineuse )
Ensuite à environ 10’ d’arc plus loin sur la gauche de Sigma Orionis, on a Struve761, une étoile triple, tout d’abord on tombe sur sa principale composante de mag 6,8, un peu plus haut on a les deux autres composantes plus faibles et très proches l’une de l’autre l’une fait mag 8,4 et la dernière presque collée sur sa gauche fait 8,6 
Et enfin en repartant de Sigma Orionis mais en allant sur la droite à a peut près la même distance qui sépare Sigma et Struve, on a la dernière étoile qui compose cet astérisme (je ne connais pas son N° de catalogue) elle doit faire entre 6 à 7 de magnitude et enfin pour clore le tout, je rajoute les dix autres étoiles que je distingue dont 4 en vision décalée 

Dédé.
Hind's Crimson star (CS31)
Voici un dessin de la magnifique étoile carbonée qui se situe dans la constellation du Lièvre et qui est visible tout l'hiver.

J'ai réalisé ce dessin à Cornât (commune de St-Offenge dessus) dans le massif des Bauges (Savoie).
Les conditions météorologiques n'étaient pas optimales mais quand même assez bonnes.
Dédé
La Girafe
La Girafe selon Jacob Bartsch
Cette vaste constellation circumpolaire casée entre la Petite Ourse et le Cocher est difficile à cerner surtout si l’on ne dispose pas d’un ciel bien noir car seulement cinq étoiles ont une magnitude en dessous de 5 et son étoile la plus lumineuse atteint juste la magnitude 4,12 !
De même, mis à part un grand astérisme à observer aux jumelles, elle est pauvre en objets à observer surtout pour les possesseurs de petits instruments.
Nom français : La Girafe
Nom latin : Camelopardalis
Génitif: Camelopardalis
Abréviation : Cam
Rang par la taille : 18 sur 88 constellations
Surface dans le ciel en degrés carré : 757 degrés carré
Nombre d’étoiles visibles à l’œil nu : 157 étoiles théoriquement visibles à l’œil nu
Culmination à 22h00 : De décembre à mai
Constellations limitrophes : Petite Ourse, Céphée, Cassiopée, Persée, Cocher, Lynx, Grande Ourse, Dragon.
Etoile la plus brillante : Beta Camelopardalis (b Cam) mag 4,12
Aucune référence mythologique ne fait référence à cette constellation, bien que l’astronome hollandais Petrus Plancius soit sans doute "l’inventeur" de cette constellation, c’est le mathématicien allemand Jacob Bartsch, gendre de Johannes Kepler qui la répertorie pour la première fois sur un atlas en 1624 afin de combler le grand "vide" entre Cassiopée et La Grande-Ourse.
Beta Camelopardalis (b Cam): Etoile multiple, Mag 4,1 & 7,4, Sep 83’’ d’arc
Cascade de Kemble (Kemble1) : Astérisme, Mag 5, Dim 2,5° d’arc
NGC1502 (Dans Kemble1) : Amas ouvert, Mag 6,9, Dim 20’ d’arc
IC361 : Amas ouvert, Mag 11,7, Dim 7’ d’arc
Collinder464 (Cr464) : Amas ouvert, Mag 4,2, Dim 120’ d’arc
Amas de Pazmino (Stock 23) : Amas ouvert, Mag 5,6, Dim 15’ d’arc
NGC1501 : Nébuleuse planétaire, Mag 11,5, Dim 56’’x48’’ d’arc
NGC2403 : Galaxie, Mag 8,2, Dim 23,5’x12’ d’arc
Cliquez sur les noms des objets pour voir une photo prise sur le web !
Dédé de St-Fé






























